Bien être

5 médicaments à éviter en cas d’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle correspond à une pression trop forte du sang dans les artères. Avec le temps, cela fatigue le cœur et les reins, un peu comme un tuyau qui reçoit trop de pression. Protéger ces organes passe aussi par le choix des bons médicaments du quotidien.

Certains traitements, parfois pris sans y penser, peuvent faire monter la tension ou bloquer l’effet des comprimés contre l’hypertension. Cet article présente 5 familles de médicaments à éviter ou à utiliser avec prudence. Il donne des repères simples, mais ne remplace jamais l’avis d’un médecin.

Les anti‑inflammatoires peuvent faire grimper la tension

Les AINS (anti‑inflammatoires non stéroïdiens) comme l’ibuprofène ou le diclofénac soulagent bien douleurs et fièvre. Ils sont souvent pris en automédication, parfois plusieurs jours de suite. Chez une personne hypertendue, ils posent pourtant problème.

Ces médicaments font garder l’eau et le sel dans le corps, ce qui augmente le volume de sang à faire circuler. Les reins travaillent plus, la pression dans les artères monte. Pour la douleur ou la fièvre, un hypertendu privilégie le paracétamol, sauf avis différent de son médecin.

Avant tout traitement anti‑inflammatoire prolongé, un échange avec médecin ou pharmacien reste indispensable.

Pourquoi les AINS sont risqués pour le cœur et les reins

Les AINS favorisent la rétention d’eau et de sel. Les vaisseaux se retrouvent sous plus de pression, comme un tuyau trop rempli. De plus, ces médicaments réduisent l’efficacité de certains antihypertenseurs, en particulier ceux qui protègent les reins. Un usage répété peut donc augmenter la tension et accélérer l’usure du cœur.

Rhume et nez bouché : attention aux décongestionnants

De nombreux comprimés pour le rhume contiennent de la pseudoéphédrine ou d’autres substances décongestionnantes. Elles resserrent les vaisseaux sanguins pour dégager le nez. Ce resserrement ne reste pas que dans le nez, il peut aussi toucher les artères du reste du corps.

À lire aussi:

Résultat possible chez une personne hypertendue : tension qui monte, cœur qui bat plus vite, malaise ou palpitations.

Comprimés contre le rhume : un danger caché pour la tension

Les boîtes marquées « rhume », « grippe », « nez bouché » contiennent souvent un vasoconstricteur comme la pseudoéphédrine. Ce stimulant du système nerveux augmente la pression artérielle et le rythme cardiaque. Lire la notice, chercher ces mots et signaler l’hypertension au pharmacien aide à trouver une alternative plus sûre, par exemple un simple antalgique avec lavage de nez.

Sprays nasaux : utilisation courte et prudente

Certains sprays à base de xylométazoline ou d’oxymétazoline resserrent aussi les vaisseaux du nez. Une utilisation très courte, sur quelques jours, reste en général mieux tolérée. En revanche, un usage prolongé peut finir par influencer la tension. Mieux vaut respecter la durée indiquée et privilégier, dès que possible, les lavages avec sérum physiologique.

Corticoïdes, antidépresseurs et autres médicaments sensibles

D’autres traitements, très utiles par ailleurs, peuvent déséquilibrer l’hypertension artérielle. Ils ne sont pas à éviter à tout prix, mais à surveiller de près avec l’équipe soignante.

Corticoïdes au long cours : rétention d’eau et prise de poids

Les corticoïdes pris par voie orale sur une longue durée font souvent gonfler le corps et augmenter l’appétit. Ils favorisent aussi la rétention de sel, ce qui tire la tension vers le haut. La personne hypertendue ne doit jamais arrêter seule ce type de traitement. Elle doit parler avec son médecin d’une éventuelle adaptation des comprimés antihypertenseurs, d’une alimentation moins salée et d’un suivi du poids.

Antidépresseurs et neuroleptiques : quand le cerveau influence la pression

Certains antidépresseurs et médicaments pour les troubles psychiatriques peuvent modifier la pression artérielle ou le rythme du cœur. En cas de maux de tête inhabituels, palpitations ou hausse de tension, le patient doit en informer rapidement le médecin. Celui‑ci choisit en général les molécules les plus adaptées en cas d’hypertension et peut ajuster la dose ou proposer un autre traitement.

Comment vérifier un médicament et protéger sa tension

La meilleure protection reste simple : toujours signaler son hypertension au médecin, au pharmacien, au dentiste. Lire la notice, éviter l’automédication prolongée et noter les médicaments pris aide à garder une vue d’ensemble. Quand c’est possible, mesurer sa tension à la maison permet de repérer plus vite une hausse liée à un nouveau traitement.

5/5 - (1 vote) Avez-vous trouvé cet article utile?

Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *