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Taxe de 3 euros sur les petits colis importés dans l’UE : comment ça s’appliquera en 2026

À partir du 1er juillet 2026, chaque petit colis importé de moins de 150 euros se verra donc ajouter une taxe fixe de 3 euros, en plus de la TVA et de possibles taxes nationales.

À partir du 1er juillet 2026, une taxe de 3 euros sera ajoutée à chaque petit colis importé dans l’Union européenne depuis un pays hors UE, pour les envois dont la valeur est inférieure à 150 euros.

Cela concernera directement les consommateurs qui commandent en ligne, mais aussi les grandes plateformes comme Shein, Temu, AliExpress et les petits vendeurs qui importent leurs produits. L’UE veut financer les contrôles douaniers, limiter une concurrence jugée déloyale, et mieux surveiller la sécurité des produits..

Que prévoit exactement la taxe de 3 euros sur les petits colis importés dans l’UE ?

Montant, date d’entrée en vigueur et types de colis concernés

La règle de base est simple. Chaque colis importé depuis un pays hors UE, d’une valeur inférieure à 150 euros, supportera une taxe fixe de 3 euros par envoi. Peu importe que le colis vienne de Chine, des États-Unis ou d’un autre pays tiers, tant qu’il entre dans l’UE et reste sous le seuil de 150 euros.

La mesure s’appliquera à partir du 1er juillet 2026 dans les 27 pays de l’Union européenne. Sont concernés les vêtements, gadgets, accessoires, petits appareils électroniques et tous les objets livrés en petits paquets.

Cette taxe s’ajoute aux règles déjà existantes. Elle ne remplace pas la TVA ni les autres frais éventuels liés à l’importation.

Une taxe européenne qui s’ajoute aux taxes nationales et à la TVA

Les 3 euros représentent une taxe européenne pensée pour financer les contrôles douaniers, par exemple les scanners et le personnel en charge des vérifications.

En France, cette taxe pourra venir se cumuler avec une éventuelle taxe nationale sur les colis importés, par exemple 2 ou 5 euros, avec la TVA et avec les frais de traitement réclamés par les transporteurs ou La Poste.

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Pour un petit colis à 5 euros, la facture peut vite grimper. Avec 3 euros de taxe européenne, une taxe nationale de 2 euros, plus la TVA, le prix final peut presque doubler. Un objet très bon marché ne le semblera plus autant une fois toutes les lignes ajoutées.

Comment la taxe de 3 euros sera-t-elle appliquée lors d’un achat en ligne ?

Affichage des frais sur les sites de e-commerce et rôle des plateformes

L’objectif est que l’acheteur voie directement le prix final au moment de la commande. Comme pour la TVA avec le système IOSS, les grandes plateformes devraient intégrer la taxe de 3 euros dans le montant affiché avant le paiement.

Shein, Temu, AliExpress et les autres marketplaces auront alors la tâche de collecter cette taxe en même temps que le prix du produit et de la reverser ensuite aux autorités.

Si le site ne gère pas correctement ces frais, la mauvaise surprise pourra arriver plus tard. Des frais supplémentaires, incluant la taxe de 3 euros, la TVA et les frais de dossier, pourront être réclamés à l’arrivée du colis.

Ce qui se passera au passage en douane et à la livraison du colis

Le trajet restera le même pour un petit colis. Il arrive sur le territoire de l’UE, passe par la douane, puis repart vers le réseau postal ou le transporteur privé.

Les douanes vérifient la valeur déclarée et l’origine du colis. Si le paquet vient d’un pays hors UE et vaut moins de 150 euros, la taxe de 3 euros s’applique, en plus de la TVA.

Si la taxe n’a pas été payée au moment de la commande, le transporteur ou La Poste pourra réclamer le règlement de la taxe, de la TVA et de ses propres frais avant de remettre le colis. Les petits colis présentés comme « ultra pas chers » auront donc bien plus rarement un coût total réellement dérisoire.

Qui sera le plus touché par la taxe de 3 euros et comment limiter la hausse de la facture ?

Acheteurs de Shein, Temu, AliExpress et petits colis à bas prix

Les plus touchés seront les acheteurs qui multiplient les petits colis à très bas prix, par exemple les vêtements bon marché, les coques de téléphone, les bijoux fantaisie ou les gadgets à quelques euros. Sur un article à 2 ou 3 euros, une taxe fixe de 3 euros représente une hausse énorme.

Cette mesure cherche aussi à réduire la pression sur les commerçants et e-commerçants européens, qui paient déjà TVA, charges et règles de sécurité, tout en limitant les flux massifs de colis peu contrôlés.

Regrouper ses achats et privilégier des alternatives pour payer moins

Pour limiter la hausse, une première stratégie consiste à regrouper ses achats sur un même site afin de réduire le nombre de colis expédiés depuis l’extérieur de l’UE. Un panier plus gros, mais avec un seul envoi, supporte une seule taxe de 3 euros, plutôt que plusieurs fois la même somme.

Il reste aussi utile de comparer le prix total, produit plus taxe de 3 euros, plus TVA et frais de traitement, avec l’offre de vendeurs basés dans l’UE. Parfois, un produit un peu plus cher chez un vendeur européen revient au final au même prix, voire moins cher, après ajout de toutes les taxes. Vérifier l’origine réelle du vendeur sur les marketplaces devient alors un bon réflexe.

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