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On m’a diagnostiqué un cancer colorectal à 32 ans – voici les premiers symptômes que j’ai eu

Le cancer colorectal est l’un des types de cancer les plus répandus, mais de nombreuses personnes ne sont pas conscientes des symptômes à surveiller. Raquel, âgée de 33 ans, en a fait l’amère expérience. Bien qu’elle ait présenté des signes inquiétants pendant plusieurs années, ses médecins ont mis du temps à poser le bon diagnostic. Aujourd’hui, elle partage son histoire sur les réseaux sociaux pour sensibiliser le public et encourager les gens à être à l’écoute de leur corps.

Les symptômes Insidieux du cancer colorectal

Raquel a commencé à remarquer des changements dans ses habitudes intestinales en 2019. Elle allait aux toilettes beaucoup plus souvent, jusqu’à 8 à 10 fois par jour, sans jamais avoir la sensation d’une évacuation complète. Ses selles étaient parfois fines comme un crayon et présentaient des traces de sang. Elle se sentait souvent ballonnée, quelle que soit son alimentation.

Dans un premier temps, Raquel a attribué ces symptômes à un syndrome de l’intestin irritable (SII) ou à une intolérance alimentaire. Ne disposant pas d’assurance maladie, elle a essayé de soulager ses maux avec des compléments de fibres comme le Metamucil. Mais ses problèmes digestifs n’ont fait qu’empirer avec le temps.

Le déni et la négligence des symptômes

Lorsque Raquel a finalement pu consulter un médecin en 2021, ce dernier a malheureusement minimisé ses préoccupations. Il a conclu qu’il s’agissait probablement d’un problème d’anxiété et l’a orientée vers un rendez-vous psychiatrique. Raquel, jeune femme et appartenant à une minorité, a malheureusement subi ce type de réaction de la part de professionnels de santé.

Photo Freepik

Bien qu’inquiète, Raquel a fini par croire son médecin et a décidé de ne pas insister davantage. Ce n’est que lorsque la douleur abdominale est devenue insupportable, trois semaines plus tard, qu’elle a finalement décidé de consulter aux urgences. C’est à ce moment-là que le cancer a finalement été diagnostiqué.

Un diagnostic tardif et des conséquences dévastatrices

Les examens médicaux ont révélé que le cancer de Raquel s’était déjà propagé à ses ovaires et à son foie. Elle a été diagnostiquée avec un cancer colorectal de stade 4, un stade avancé et très difficile à traiter. Les médecins ont estimé que le cancer aurait pu se développer pendant 8 à 10 ans, depuis le début de ses symptômes à l’âge de 20 ans.

Raquel a dû subir une biopsie du foie et une endoscopie pour mieux comprendre l’étendue de la maladie. Elle a ensuite entamé une chimiothérapie bihebdomadaire, mais les médecins l’ont prévenue que le traitement finirait par ne plus être efficace. Ses chances de survie à 2 ans n’étaient que de 20%, et chutaient à seulement 5% à 5 ans.

L’importance d’une détection précoce

Le cas de Raquel montre à quel point il est crucial de ne pas sous-estimer les symptômes du cancer colorectal, même lorsqu’ils semblent bénins. Les signes précoces, comme des changements dans les habitudes intestinales, des selles fines ou sanglantes, ou des douleurs abdominales, ne doivent pas être ignorés.

Un diagnostic précoce fait toute la différence. Lorsque le cancer est détecté tôt, les chances de guérison sont beaucoup plus élevées. Malheureusement, dans le cas de Raquel, le retard de diagnostic a entraîné une propagation massive de la maladie, rendant le traitement beaucoup plus difficile.

Apprendre à défendre sa santé

Après avoir reçu son diagnostic, Raquel a dû apprendre à s’affirmer face aux professionnels de santé. Elle a notamment changé d’oncologue, trouvant un médecin plus à l’écoute de ses préoccupations. Elle insiste désormais sur l’importance d’obtenir un deuxième avis médical si nécessaire.

Raquel encourage également les gens à faire confiance à leur intuition. Si quelque chose ne semble pas normal, il faut insister pour obtenir des examens approfondis, même si les médecins minimisent les symptômes. Dans son cas, c’est en allant aux urgences qu’elle a finalement obtenu le bon diagnostic.

Surmonter les défis du système de santé

Le parcours de Raquel met en lumière les obstacles auxquels font face de nombreux patients, en particulier les jeunes femmes et les personnes issues de minorités. Ses médecins ont longtemps ignoré ses symptômes, probablement en raison de préjugés et de stéréotypes.

Ce type de comportement de la part des professionnels de santé peut avoir des conséquences désastreuses. Raquel a dû attendre d’avoir une assurance maladie pour pouvoir consulter régulièrement, et même alors, ses inquiétudes ont été balayées. Il est essentiel de s’attaquer à ces problèmes systémiques pour permettre un accès équitable aux soins de santé.

S’adapter aux effets secondaires du traitement

Outre les défis liés au diagnostic, Raquel a dû faire face aux effets secondaires de la chimiothérapie. Certains traitements ont provoqué des réactions indésirables, l’obligeant à changer de médicaments. Elle a également dû adapter son alimentation, limitant notamment la consommation de viande, de fruits et légumes crus, et privilégiant les aliments plus doux.

Malgré ces difficultés, Raquel reste déterminée à poursuivre son combat contre le cancer. Elle continue à chercher de nouveaux traitements et essais cliniques susceptibles d’améliorer ses chances de survie.

Partager son histoire pour sensibiliser

Depuis son diagnostic, Raquel partage son expérience sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok et Instagram. Son objectif est de sensibiliser le public aux symptômes du cancer colorectal et d’encourager les gens à ne pas hésiter à consulter un médecin dès que quelque chose semble anormal.

En racontant son histoire, Raquel espère que d’autres personnes pourront bénéficier de son expérience et éviter les mêmes erreurs. Elle souhaite notamment que les professionnels de santé soient mieux formés à l’écoute des patients, quel que soit leur âge, leur sexe ou leur origine.

Faire face à un pronostic sombre

Malgré tous ses efforts, Raquel sait que son pronostic est sombre. Les médecins lui ont indiqué que le cancer finirait par devenir résistant à la chimiothérapie. Ses chances de survie à 5 ans ne sont que de 5%.

Cependant, Raquel refuse de se laisser abattre. Elle continue à se battre, à chercher de nouveaux traitements et à profiter pleinement de chaque jour. Son histoire est un témoignage puissant de la force de caractère et de la détermination face à l’adversité.

L’importance du dépistage régulier

Le cas de Raquel souligne l’importance cruciale du dépistage régulier du cancer colorectal. Les recommandations actuelles préconisent un premier examen de dépistage à partir de 45 ans, ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux.

Malheureusement, de nombreuses personnes, en particulier les jeunes adultes, négligent ces examens de routine. Pourtant, une détection précoce peut faire toute la différence dans le traitement et le pronostic de la maladie.

Rester positif et combatif

Malgré les défis auxquels elle est confrontée, Raquel refuse de se laisser abattre. Elle continue à se battre avec courage et détermination, s’appuyant sur le soutien de ses proches et de sa communauté en ligne.

Son histoire est un témoignage inspirant de la résilience humaine face à l’adversité. Elle montre que, même dans les situations les plus difficiles, il est possible de trouver la force de se battre et de garder espoir.

Le parcours de Raquel met en lumière l’importance cruciale du diagnostic précoce du cancer colorectal. Trop souvent, les symptômes sont ignorés ou minimisés, en particulier chez les jeunes adultes et les personnes issues de groupes minoritaires.

En partageant son histoire, Raquel espère sensibiliser le public et encourager les gens à être à l’écoute de leur corps. Un diagnostic rapide peut faire toute la différence dans le traitement de cette maladie. Ensemble, nous pouvons œuvrer pour un système de santé plus équitable et attentif aux besoins de tous les patients.

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Annie Vincent