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L’activité sexuelle avant la pratique sportive : ce que dit la science sur ses effets sur les performances sur le terrain

Depuis longtemps, l’idée que les relations sexuelles avant une compétition sportive nuisent aux performances est très répandue. Cependant, d’autres pensent au contraire qu’elles peuvent être bénéfiques, servant de source de motivation et d’énergie. Qu’en dit vraiment la science ? Explorons ensemble les effets physiologiques et psychologiques de l’activité sexuelle sur les performances sportives.

Le mythe de l’abstinence sexuelle chez les athlètes

L’origine de cette croyance remonte à l’Antiquité, lorsque les éducateurs et entraîneurs grecs et romains pensaient que s’abstenir de relations sexuelles était la meilleure façon d’assurer la réussite sportive. Ils croyaient que cela permettrait une meilleure connexion entre le corps et l’esprit, et que la frustration sexuelle se canaliserait en une plus grande agressivité sur le terrain.

Cette idée est encore très répandue, en particulier chez les hommes, qui pensent que l’éjaculation fait baisser les taux de testostérone et donc la performance physique. Cependant, les preuves scientifiques sont loin d’être claires sur le sujet.

Les effets psychologiques de l’activité sexuelle

Bien que les études contrôlées sur le rôle de la masturbation ou de l’orgasme soient rares, certains effets psychologiques de l’activité sexuelle ont été mis en évidence.

La régulation du stress grâce au cortisol

Chez les femmes, les relations sexuelles peuvent avoir un impact significatif sur les taux de cortisol, l’hormone du stress, avant une compétition. La libération régulière d’ocytocine et d’endorphines aide à contrecarrer les effets du stress et à promouvoir un sentiment de calme et de bien-être, permettant de laisser de côté le stress et l’anxiété.

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Les endorphines, un analgésique naturel

Pendant l’activité sexuelle, les femmes connaissent une augmentation importante de la libération d’endorphines. Celles-ci agissent comme des analgésiques naturels, bloquant les signaux de douleur vers le cerveau et aidant à soulager toute douleur dans le corps.

L’amélioration de la santé cardiovasculaire

L’activité sexuelle peut temporairement augmenter la fréquence cardiaque et la circulation sanguine, ce qui peut être bénéfique pour la santé cardiovasculaire et pour un entraînement ou une compétition ultérieurs.

Les effets physiologiques de l’activité sexuelle

Au-delà des aspects psychologiques, l’activité sexuelle peut également avoir des répercussions sur le plan physiologique.

Une forme de « réchauffement » avant l’effort

Bien que l’activité sexuelle ne remplace pas un échauffement traditionnel, ses effets peuvent être comparés à ceux d’une marche rapide, servant de préambule léger avant une séance d’entraînement ou une compétition.

Pas d’impact négatif avéré

Malgré les croyances populaires, les études n’ont pas réussi à démontrer que le fait d’avoir des relations sexuelles avant une compétition sportive ait un impact négatif sur les performances. Au contraire, cela pourrait même s’avérer bénéfique dans certains cas.

Adopter un mode de vie sain et une vie sexuelle épanouie

En définitive, bien qu’il n’y ait pas de preuves irréfutables que le sexe améliore les performances sportives, mener une vie saine et avoir une vie sexuelle satisfaisante peuvent certainement contribuer à faire des athlètes les meilleures dans leur discipline.

Loin des mythes et des tabous, la science montre que l’activité sexuelle avant une compétition sportive n’a pas d’impact négatif avéré sur les performances. Bien au contraire, elle peut même apporter des bénéfices psychologiques et physiologiques. L’essentiel est d’adopter un mode de vie équilibré et épanoui, dans lequel la vie sexuelle a toute sa place.

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Annie Vincent