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« J’ai brisé huit mariages, mais je ne peux pas m’arrêter » : comprendre l’addiction à la séduction

La phrase claque comme un aveu: « J’ai brisé huit mariages, mais je ne peux pas m’arrêter ». Elle la prononce sans théâtre, avec une fatigue profonde. Derrière ces mots, il y a l’histoire d’une personne accro à la séduction de partenaires déjà engagés.

Comment quelqu’un en arrive à briser huit mariages

Ce genre d’histoire ne commence presque jamais avec l’envie de détruire des couples. Au départ, elle veut juste se sentir aimée, vue, choisie. Quand un partenaire marié la remarque, elle a l’impression d’exister enfin, comme si une lumière se braquait sur elle.

Peu à peu, elle se met à repérer les alliances, les allusions à la vie de famille. La difficulté l’attire. Si cette personne prend des risques pour elle, alors elle se sent importante. Chaque aventure renforce cette impression de valeur, même si elle sait déjà que ça finira mal.

Le vide affectif qui se cache derrière « Je ne peux pas m’arrêter »

Derrière ce comportement, il y a souvent un manque d’estime de soi et une peur immense de l’abandon. En surface, elle paraît sûre d’elle, charmeuse, toujours prête à séduire. À l’intérieur, c’est fragile. Elle a besoin de preuves constantes qu’elle compte pour quelqu’un.

Les blessures d’enfance, les rejets, les humiliations laissent des traces. Chaque conquête vient calmer un malaise intérieur, comme un pansement rapide sur une plaie plus ancienne. Le problème, c’est que l’effet ne dure pas. Dès que la relation se stabilise ou se complique, l’angoisse revient, et avec elle le besoin de séduire à nouveau.

Avec le temps, la séduction devient presque une drogue. Elle traque les partenaires indisponibles, ressent un « shoot » d’adrénaline quand la personne mariée commence à céder. Le secret, les messages cachés, les rendez-vous volés lui donnent l’impression d’être unique.

Pendant ce temps, des couples se brisent, des conjoints tombent de haut, des enfants voient leur famille exploser. Elle le sait, elle y pense le soir, mais l’appel du prochain frisson revient, plus fort que la honte.

Pourquoi elle n’arrive pas à s’arrêter, malgré la culpabilité

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Elle sait qu’elle fait du mal, pourtant le scénario se répète. Le conflit intérieur est permanent: d’un côté la conscience, de l’autre le besoin de se sentir vivante.

Entre besoin de contrôle et peur d’être rejetée

Quand elle « arrache » quelqu’un à son couple, elle ressent un pouvoir intense. Pour elle, c’est une preuve de reconnaissance: si cette personne quitte presque tout pour elle, c’est qu’elle vaut quelque chose.

En réalité, cette impression de contrôle cache une immense peur du rejet. Elle ne croit pas qu’on puisse la choisir librement. Alors elle teste, elle pousse, elle séduit jusqu’à ce que l’autre franchisse une ligne. Ce choix la rassure, mais seulement pour un temps.

Le cercle vicieux de la honte et du soulagement

Le cycle est toujours un peu le même: séduction, excitation, relation cachée, puis crise. Quand un mariage explose, la culpabilité la rattrape. Elle se sent « mauvaise », se promet d’arrêter.

Mais la honte crée elle aussi un malaise lourd. Pour l’apaiser, elle repart en quête d’une nouvelle histoire. L’addiction à la séduction fonctionne comme d’autres addictions: la souffrance ne suffit pas à arrêter, elle entretient même le besoin de recommencer.

Peut-on sortir de cette spirale et arrêter de détruire des couples

Malgré tout, il existe une porte de sortie. Elle ne passe ni par la volonté seule, ni par les promesses faites après chaque rupture.

Reconnaître qu’il y a un problème, pas seulement une histoire d’infidélité

Le premier pas consiste à voir ce comportement comme le signe d’un mal-être plus profond. Ce n’est pas juste « aimer les histoires compliquées ». C’est une manière de fuir la solitude, la peur, l’image de soi.

La thérapie aide à comprendre ce qui se rejoue dans chaque liaison: l’estime de soi brisée, les anciennes blessures affectives, le besoin de validation. Quand ces racines commencent à être travaillées, la tentation perd déjà un peu de sa force.

Un accompagnement psychologique, individuel ou en groupe, peut aider à poser des limites claires: ne plus aller vers des personnes déjà engagées, apprendre à supporter le manque, accepter qu’on a de la valeur même sans drame amoureux.

Avec le temps, il devient possible de construire des liens plus stables, basés sur le respect de soi et des autres, plutôt que sur le frisson de l’interdit.mariage

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