Des mamans fans de selfies auraient des ados plus tentés par la chirurgie esthétique, selon une étude
Des mères qui adorent prendre des selfies pourraient influencer, sans le vouloir, la façon dont leurs enfants perçoivent leur visage. D’après une nouvelle étude, leurs ados seraient plus enclins à envisager la chirurgie esthétique, en lien avec une « insatisfaction faciale ».
Des chercheurs en Chine ont analysé 541 duos mère-enfant. Ils ont observé que les mamans engagées dans des « comportements centrés sur soi » (comme se photographier souvent et publier ces images) avaient plus souvent des enfants qui, en grandissant, se prennent aussi beaucoup en photo. Ensuite, ces adolescents ont tendance à surveiller davantage leur apparence, et ils se montrent moins satisfaits de leur image.
Chez des filles et des garçons d’environ 16 ans, ces traits s’accompagnaient plus souvent d’une intention de recourir à une intervention pour modifier leur apparence, selon l’étude publiée dans le Journal of Health Psychology.
Les auteurs précisent toutefois un point important : ils n’ont pas trouvé de lien direct de cause à effet entre l’habitude des selfies chez la mère et l’idée de chirurgie esthétique chez l’ado. À la place, ils suggèrent une influence indirecte, via des attitudes et des comportements liés à l’image de soi.
Autre élément à garder en tête, envisager une chirurgie augmente la probabilité de passer à l’acte, d’après l’étude. En revanche, les chercheurs n’indiquent pas combien d’adolescents finissent réellement par se faire opérer.
De façon plus large, la mère joue souvent un rôle majeur dans la construction de l’image corporelle, puisqu’elle sert de premier modèle pour la perception de soi, comme le rappelle une autre étude publiée par Brigham Young University.
Ces questions reviennent aussi dans l’actualité. En juin, la momfluenceuse du New Jersey Noel LaPalomento, 28 ans, a été critiquée après avoir emmené sa fille Giada, 7 ans, dans un salon de bronzage. De son côté, Kim Kardashian a aussi essuyé une vague de réactions quand sa fille North West, 12 ans, est apparue sur TikTok avec un piercing au nez, des faux tatouages et des grills noirs sur les dents.
Enfin, d’autres travaux associent l’obsession du selfie à des traits narcissiques, qui peuvent aller avec des comportements moins sains, selon une étude de l’Université de Palerme. Cette recherche indique aussi que les filles qui perçoivent leur mère comme moins affectueuse, plus surprotectrice et moins proche sur le plan émotionnel rapportent plus souvent une insatisfaction corporelle.
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.