Actualités

El Niño pourrait revenir en 2026 : faut-il craindre un été très chaud en France ?

Alors que La Niña perd de la vigueur, plusieurs modèles climatiques convergent vers un retour à des conditions dites neutres dans le Pacifique. En parallèle, la probabilité de voir apparaître un épisode El Niño en 2026 augmente, d’après les projections des centres climatiques mondiaux coordonnés par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

Du côté de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), les estimations indiquent un risque de 50 à 60 % d’El Niño entre juillet et septembre 2026. Cette tendance a aussi été relayée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) ce 3 mars. Pour autant, les spécialistes restent prudents sur les impacts concrets, surtout à l’échelle de la France.

El Niño, c’est quoi au juste ? Il s’agit d’une variation naturelle de la circulation océanique dans le Pacifique équatorial. En pratique, les eaux de surface se réchauffent anormalement près des côtes américaines. Cela change les échanges d’énergie entre l’océan et l’atmosphère. Comme l’explique un météorologue cité par Midi Libre, quand l’eau chaude domine en surface, les échanges augmentent, l’océan libère plus d’énergie, et l’air a tendance à se réchauffer.

C’est aussi pour cette raison que les pics de chaleur à l’échelle mondiale coïncident souvent avec un épisode El Niño. Les records de 2023 et 2024 en sont un exemple. À l’inverse, La Niña correspond à des eaux de surface plus froides, ce qui freine temporairement la hausse des températures globales. Ces cycles reviennent en général tous les deux à sept ans, et durent le plus souvent entre 18 mois et deux ans.

Un effet qui s’ajoute au changement climatique

Quand El Niño s’installe, il peut pousser la température moyenne mondiale un peu plus haut, de l’ordre de 0,1 à 0,2 °C. Par exemple, l’épisode de 2023-2024 a participé à la hausse observée à l’échelle planétaire.

Cependant, les climatologues rappellent que cet effet ne remplace pas la tendance de fond. Lauriane Batté, climatologue à Météo-France, insiste sur ce point : El Niño peut augmenter un peu la température mondiale, mais le moteur principal des records reste le réchauffement lié au changement climatique. Le phénomène influence d’abord la zone tropicale, puis ses effets peuvent se répercuter ailleurs au fil des mois.

Des prévisions encore fragiles à cette échéance

Même si certains scénarios parlent déjà de nouveaux records en 2026 ou 2027, les experts invitent à ne pas aller trop vite. Comme le rappelle Lauriane Batté, il s’agit avant tout de prévisions probabilistes. Les modèles voient bien une tendance au réchauffement des eaux du Pacifique équatorial, mais l’incertitude reste forte au-delà des prochains mois.

En plus, la fin de l’hiver et le printemps compliquent souvent la prévision des épisodes ENSO. Les climatologues parlent d’une « barrière de prévisibilité », car les signaux sont moins nets à cette période.

À lire aussi:

Enfin, même si El Niño se confirme en 2026, on ne peut pas en déduire aujourd’hui le type d’été que connaîtra la France. Un spécialiste résume simplement l’idée : annoncer dès maintenant qu’El Niño rendra l’été caniculaire à Montpellier serait sans base solide.

Avez-vous trouvé cet article utile?

Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *