Inceste et zoophilie, la cour criminelle de Douai reconnaît une chienne comme victime, un sexagénaire condamné
La cour criminelle de Douai a rendu une décision rare, en reconnaissant un animal comme victime. Un homme de 60 ans a été condamné à dix ans de prison pour des viols sur son fils en situation de handicap, ainsi que sur la chienne de la famille. C’est le jeune homme qui a découvert les faits, en surprenant son père avec l’animal, puis en le filmant. Ce choc l’a poussé à parler, et à révéler aussi les violences sexuelles qu’il disait avoir subies.
Selon 20minutes, la juridiction a, pour la première fois devant une cour criminelle, accordé à l’animal un statut de victime. Elle a aussi retenu l’idée d’un « préjudice animalier », avec une indemnisation. La décision est présentée comme une avancée pour la cause animale, car la loi ne considère pas les animaux comme des personnes physiques.
Tout est parti de la réaction du fils de l’accusé. Le jeune homme, handicapé, a surpris son père en train d’agresser Sultane, un Jack Russell âgé de 10 ans. Après avoir vu la scène, il s’est confié à une voisine pour dénoncer ce qu’il avait observé. Ensuite, il a trouvé la force de raconter les agressions incestueuses qu’il attribuait à son père.
À l’audience, l’accusé a contesté toute attirance pédocriminelle ou zoophile. En revanche, il n’a pas expliqué les accusations d’inceste. La cour l’a finalement condamné à dix ans de réclusion criminelle, en retenant les viols sur son fils et les violences commises sur l’animal.
« Six années d’horreur »
Me Graziella Dode, avocate au barreau de Lille, a représenté les intérêts de la chienne par l’intermédiaire de la Ligue de protection des animaux (LPA). L’association s’est constituée partie civile après avoir recueilli Sultane en 2023. L’avocate a insisté sur le lien souvent observé entre maltraitance animale et violence envers les humains. D’après elle, le jeune homme a compris l’ampleur de ce qu’il subissait en voyant la souffrance infligée à son animal.
Une vétérinaire spécialisée en comportement a décrit les conséquences pour Sultane. Elle a évoqué des atteintes physiques et psychologiques. Pour ce dossier, la défense de la LPA a parlé de « six années d’horreur », en rappelant qu’un animal ne doit pas être traité comme un objet.
La cour a fixé le « préjudice animalier » à 2 000 euros, auxquels s’ajoutent 2 000 euros pour le préjudice moral. Les sommes seront versées à la LPA. De son côté, Sultane a été adoptée et vit depuis 2023 dans une famille.
Cet article a été élaboré avec le soutien d’un outil d’intelligence artificielle. Il a ensuite fait l’objet d’une révision approfondie par un journaliste professionnel et un rédacteur en chef, assurant ainsi son exactitude, sa pertinence et sa conformité aux standards éditoriaux.